Journée d’étude du Réseau fédéral Santé mentale et Travail « Santé mentale et travail, un enjeu collectif »

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2025

Le 24 juin 2025 s’est tenue la première journée d’étude du Réseau fédéral Santé mentale et Travail, dont fait partie le SPF Emploi. Intitulée « Santé mentale et travail, un enjeu collectif », cette journée avait pour objectif de faire connaître le Réseau, de renforcer les liens avec les acteurs de terrain et de favoriser une réflexion collective autour des enjeux de prévention, d’accompagnement et de retour au travail liés à la santé mentale. 

La journée a débuté par une intervention consacrée au thème « Le travail, entre passion et burn-out ». Cette réflexion introductive a mis en évidence les tensions contemporaines entre quête de sens, exigences professionnelles et risques d’épuisement, posant ainsi les bases des échanges à venir. Elle a souligné la nécessité de repenser le rapport au travail dans un contexte marqué par des transformations organisationnelles et numériques profondes. 

Les travaux se sont ensuite poursuivis avec une présentation de la vision et des missions du Réseau fédéral Santé mentale et Travail. Le Réseau s’inscrit dans une approche intégrée, structurée autour des trois niveaux de prévention :  

  • la prévention primaire : agir en amont sur l’organisation et les conditions de travail,  
  • la prévention secondaire : détection précoce et accompagnement individualisé 
  • et la prévention tertiaire : réintégration et retour au travail après une incapacité. 

Son ambition est de dépasser les logiques en silos en renforçant la collaboration entre les institutions fédérales, les acteurs de la santé, de la prévention et du monde du travail. 

Une présentation structurée sous forme de ligne du temps a permis d’illustrer concrètement cette approche intégrée. Elle a retracé les différentes étapes clés du continuum allant de la prévention en milieu de travail à l’accompagnement pendant l’incapacité de travail, jusqu’au retour au travail durable, pendant et après l’incapacité. Les obligations légales, les outils existants, ainsi que le rôle des différents acteurs (employeurs, médecins, conseillers en prévention, institutions publiques) y ont été explicités, en mettant l’accent sur l’importance de la détection précoce, de l’orientation vers des aides adaptées et d’un accompagnement coordonné. 

L’après‑midi s’est conclue par une table ronde réunissant des experts issus de disciplines complémentaires. Les échanges ont mis en lumière la complexité des problématiques de santé mentale au travail et la nécessité d’une prise en charge globale, tenant compte à la fois du contexte professionnel, de la situation personnelle et de la relation de confiance entre les parties prenantes. Les intervenants ont souligné plusieurs défis persistants, tels que le manque de coordination entre acteurs, la lourdeur des procédures, la persistance du stigma et les délais d’accès aux soins. Ils ont également identifié des leviers d’action, notamment le renforcement de la prévention primaire, la flexibilité des formes de travail et le développement d’approches favorisant un retour au travail progressif et durable. 

Cette première journée d’étude a confirmé l’importance de considérer la santé mentale au travail comme un enjeu collectif et sociétal. Elle a renforcé le rôle du Réseau fédéral Santé mentale et Travail en tant qu’espace de dialogue, de partage de connaissances et de construction de solutions coordonnées. 

L’enregistrement de cet évènement est disponible sur YouTube

En 2026, une page sur Beswic sera dédiée au Réseau fédéral Santé mentale et Travail.